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SIMON GINGOLD (1922-2022)

Image extraite du film entretien, mis en ligne le 24 sept 2021 par Marc Gingold

Notre ami Siegmund, Simon, Gingold est mort ce 10 octobre. Il était né à Aschaffenburg en Bavière en juillet 1922. Enfant réfugié de 1933, ancien de la MOI Travail allemand, avec ses frères David, Léo, Peter et sa sœur Fanny, il nous a bien accompagné.es jusqu’à cette 101e année. Il était un membre fidèle de l’association MRJ-MOI , et nous a toujours apporté son sage jugement, sa généreuse amitié. Nous nous associons au deuil de la famille.

Les obsèques auront lieu samedi 15 octobre à 14h45 au cimetière de Bagneux

  • La biographie qu’il a écrite « MÉMOIRES D’UN INDÉSIRABLE,Juif, communiste et résistant, Un siècle d’errance et de combat » ed L’Harmattan

https://www.editions-harmattan.fr/livre-memoires_d_un_indesirable_juif_communiste_et_resistant_siegmund_gingold-9782747560412-16320.html

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Monique Kreps

C’est avec une grande émotion et une immense tristesse que nous avons appris le décès à l’âge de 82 ans de notre amie Monique Kreps survenu le 21 août à 13h00, après avoir lutté de longs mois contre la maladie. Monique était une ancienne enfant de la Maison de Sèvres*. Elle était présente à la création de MRJ-MOI (Mémoire des Résistants Juifs de la Main d’Oeuvre Immigrée, membre du Conseil d’Administration, du bureau de MRJ-MOI. Très engagée dans l’association, présente au démarrage du projet de Musée virtuel, et malgré la maladie, jusqu’au bout, elle s’est investie dans la réalisation et la publication « La Lettre » de MRJ-MOI.

MRJ-MOI s’associe au deuil de ses enfants,Jérémy et Laetitia, de leur famille, et leur présente ses très sincères condoléances.

TÉMOIGNAGE de MRJ-MOI AUX FUNÉRAILLES DE MONIQUE KREPS

À ses enfants,

Le Bureau de MRJ-MOI (Mémoire des Résistants juifs de la Main d’Oeuvre Immigrée) regrette infiniment de n’être pas à vos côtés aujourd’hui et vous assure de sa profonde affection, de sa profonde admiration pour Monique, son amie si chère, votre maman.

Secrétaire Générale de MRJ-MOI, responsable de notre Lettre trimestrielle, seul lien régulier de notre association avec l’extérieur, Monique en était l’âme.

En recherche permanente d’articles, d’auteurs, de thèmes historiques, de biographies destinés à faire connaître le rôle de la section juive de la MOI durant l’Occupation, elle exerçait en même temps, sur nous, jusqu’à ses derniers jours, une pression amicale, sérieuse et tolérante  et efficace à son image.,. pour que les dates de parution de la Lettre soient respectées. Elle a écrit plusieurs articles, citons seulement parmi de nombreux autres »De la nuit de Cristal du 9 novembre 1938″ et « Le sauvetage des enfants juifs, une histoire à reconstruire ».

Sa relation privilégiée d’affection et d’admiration, avec Paulette Sarcey, membre du bureau de MRJ-MOI, jeune juive résistante communiste déportée à Auschwitz à l’âge de 19 ans, faisait leur joie à toutes deux. Monique adressait régulièrement à Paulette un exemplaire de notre Lettre avant envoi au maquettiste et elles en discutaient, ce qui a régulièrement enrichi notre publication.

Nous la savions très malade et son courage quotidien durant ces années  a renforcé notre admiration, notre affection et notre détermination à poursuivre un combat qui lui tenait tant à cœur.

À vous deux, ses enfants chéris, son amour et sa fierté, notre bureau adresse ses condoléances et nous vous affirmons notre fierté d’avoir été de ses amis.

29 juin 2022 – Maison d’enfants d’Arcueil

29 juin 2022 – Maison d’enfants d’Arcueil

Dévoilement d’une plaque devant la Maison d’enfants d’Arcueil, place Lavoisier, à l’endroit où était le foyer CCE pour jeunes filles de 1949 à 1958

mercredi 29 juin 2022 à 19 h 30.

Cette cérémonie est organisée par la Mairie d’Arcueil, avec le collectif des Chemins de la Mémoire, elle s’inscrit dans un parcours qui empruntera le chemin suivant : 


Nous nous associons à cette cérémonie


le 20 juin 2022- Inauguration de plaques au 14 rue de Paradis

le 20 juin 2022- Inauguration de plaques au 14 rue de  Paradis

Allocutions de Mmes Alexandra Cordebard , maire du 10° arrdt, Claudie Bassi Lederman  pour la Féderation du 14 et MRJ-MOI, Mr Claude Sarcey,  UJRE , MmeLaurence Patrice , adjointe à la maire de Paris, déléguée à la Mémoire et au monde combattant.

En  présence de d’un public nombreux,d’élus et personnalités,

Rémi Feraud sénateur de Paris, ancien maire du 10ème , Paul Simondon adjoint à la maire de Paris, chargé des finances , Elie Jousselin responsable à la mémoire du 10ème, Henriette Steinberg présidente du Secours populaire, Sylvie Zaidman directrice du Musée de la Libération de Paris, musée du général Leclerc Musée Jean Moulin, Jean Rol-Tanguy représentant du Comité Parisien de Libération, Catherine Vieu-Charier, Elie Korchia président du Consistoire central

Plaque en mémoire  de Max Weinstein, Résistant Président fondateur de  MRJ-MOI

Plaque sur  la facade de l’immeuble du 14 rue de paradis ,  où siègent aujourd’hui les trois associations, UJRE, MRJ-MOI et AACCE

19 Juin 2022 – MRJ-MOI à la Fête de associations juives

19  Juin 2022 – MRJ-MOI à la Fête de associations juives

MRJ-MOI avec UJRE le 19 Juin 2002 pour la « Fête des Associations » aux Blancs Manteaux dans le cadre du festival des Cultures juives, à la rencontre des visiteurs, des différentes autres associations. MRJ-MOI communique autour de son Musée en ligne:  https://museemrjmoi.com

Hommage à Robert Créange 23 Décembre 2021

Hommage à Robert Créange 23 Décembre 2021

Nous étions présents à l’Hommage  rendu  le 23 Décembre 2021 à Boulogne-Billancourt, à Robert Créange ami et fidèle militant de MRJ-MOI , un des premier  « parrain » de notre association. Nous lui rendrons hommage aussi dans le prochain numéro  de notre journal « La  lettre »

Nous étions au côté de l’UJRE,  avec L’AFMD92 , l’ADIRP 92 , l’ATRIS Renault Billancourt,
L’association des Fusillés du Mont Valérien, l’association Nationale des Fusillés et Massacrés de la Résistance Française, La Fédération des Hauts de Seine et la Section de Boulogne Billancourt du PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS l’Union Départementale de laC. G. T . 92 et beaucoup d’autres associations amies, se sont inclinée devant le courage du résistant et du passeur de Mémoire qu’il était.

Hommage rendu par les représentants de la Mairie, de l’Education nationale, et de nombreuses associations, ainsi qu’au nom de toute sa famille devant une salle comble, dans l’amphithéâtre Landowski à Boulogne-Billancourt,

Nuit et Bouillard , Musique klezmer et le Chant des Marais ont ponctué cette cérémonie


Hommage à Paulette Sarcey le 3 Novembre 2021

Dévoilement  d’une plaque en l’honneur de  Paulette Sarcey

La cérémonie s’est déroulée à 10H45 dans la salle des mariages de la mairie du 20ème arrondissement de Paris. Le dévoilement d’une plaque s’est fait en présence d’une assistance nombreuse, en présence de Madame Laurence Patrice, adjointe à la  Maire de Paris , chargée de la mémoire et du monde combattant, de Monsieur Eric Pliez, maire du 20 ème arrondissement de Paris, et  de la famille de Paulette Sarcey. Cette plaque sera posée au 165 rue Pelleport .

Claudie Bassi-Lederman, au nom de MRJ-MOI  et de l’UJRE a rappellé l’attachement et  le respect  que nous portions à Paulette Sarcey,  tout ce qu’elle nous à apporté, sa force , son énergie qui restent un  modèle pour tous.

Pour MRJ-MOI  et UJRE  , allocution de Claudie-Bassi-Lederman

Madame Laurence Patrice, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant,Monsieur Eric Pliez, maire du 20 ème arrondissement de Paris,
Mesdames et Messieurs les élus,
Chers amis,
Chers Michou et Claude,Chers petits enfants et arrière-petits enfants que Paulette aimait tant et dont elle était si fière. Nous vous avons vu naître pour certains et nous vous avons tous suivis au cours des années, sur les photos qu’elle était si heureuse de nous montrer.

J’interviens ce matin pour parler de la grande dame qui nous aimait, que nous aimions, que nous aimons et avec qui nous avons tellement ri et tant appris.

J’interviens au nom de l’UJRE et de MRJ-MOI, ces organisations auxquelles Paulette était viscéralement attachée. L’UJRE qui a uni, durant l’Occupation, toutes les organisations résistantes de la section juive de la MOI parmi lesquelles l’Union des Jeunes Communistes Juifs dont Paulette a fait partie avec ses amis dès 1940 et MRJ-MOI, créée en 2005 pour faire connaître, avec son musée virtuel, une histoire occultée, celle de la participation des juifs immigrés à la Libération de la France, celle de l’engagement communiste dont la spécificité juive est restée longtemps ignorée.
Paulette fut une des premières à parrainer notre association et elle attendait avec une très grande impatience la mise en ligne de notre musée.
Nous savons tous quelle héroïque résistante elle a été mais, ne pouvant parler d’elle aussi longtemps que nous l’aurions désiré, nous nous sommes limités à quelques moments partagés avec elle, souvenirs précieux pour nous.
Paulette et le 14 rue de Paradis, « le 14 », comme nous l’appelons. En ce lieu symbolique de son histoire, Paulette, membre des bureaux de l’UJRE et de MRJ-MOI arrivait toujours aux réunions pleine d’énergie, souriante et très élégante. Elle a toujours été très élégante et vers la fin de sa vie, alors qu’elle ne sortait plus de chez elle, elle soignait sa mise, même en robe de chambre, et faisait venir le coiffeur à son domicile.
En attendant le début des réunions, Paulette parlait avec chacun mais s’impatientait : tant de « tâches essentielles » nous attendaient. Il n’y a pas si longtemps, elle présidait une AG de l’UJRE avec sérieux et fermeté mais toujours avec humour, sachant souvent aplanir les conflits, ne taisant jamais les divergences, les heurts, ne cédant jamais sur ses valeurs et convictions.
Quand elle ne se déplaça plus, nous nous sommes réunis chez elle où Victoria, la « commandante » comme elle l’appelait, sa nounou- dame de compagnie moldave, nous préparait systématiquement d’énormes piles de crêpes. Depuis le départ de Paulette, le 14 n’est plus le même pour nombre d’entre nous
Paulette et la préparation du diaporama du 70 ème anniversaire de l’UJRE en 2013.
Paulette se déplaçait à l’époque sans problème mais il nous était plus facile – nous étions nombreux – de travailler plusieurs fois par semaine, des semaines durant sur la grande table de sa cuisine où nous étalions des centaines de photos que Paulette commentait sans hésitation – beaucoup d’entre elles lui appartenaient. Aujourd’hui, il nous revient en mémoire, parmi beaucoup d’autres, témoignages d’une vie : Paulette, à 7 ans, en maillot de bain, à l’île de Ré, dans une colonie du Secours Rouge. Paulette, à 13 ans, à Berck-Plage, avec Roger Trugnan et Germaine, la petite soeur de ce dernier. Paulette, à son arrivée à Auschwitz ( carte d’immatriculation).
Elle nous a longuement raconté la Résistance dans le camp d’extermination. Paulette, à la Libération, dans le film de l’UJRE : « Nous continuons ». Ou encore, Paulette, « travailleuse sociale à la CCE, la Commission Centrale de l’Enfance, pour « faire rire » les enfants de déportés et fusillés.
Toute l’histoire des nôtres, les juifs communistes immigrés, a défilé dans cette cuisine si chaleureuse.
Le tournage de notre film  » Nous étions des combattants « .
Les souvenirs de Paulette étaient d’une grande précision, elle avait une excellente mémoire. Et ceux qui l’ont vue dans « Cité de la Muette », le premier film sur le camp Drancy, ( souvent présenté par Tanguy Peron), et tourné par Jean-Patrick Lebel en 1986 et dans notre film réalisé 30 ans après par Pierre Chassagnieux et Pauline Richard ne peuvent aucunement dater les témoignages de Paulette ni penser que tant d’années séparent ces récits.
Nous avons passé de longs moments avec Paulette, l’interviewant, l’écoutant. Elle nous faisait si bien vivre, toujours avec sobriété et modestie, les combats clandestins, la déportation, les tragédies quotidiennes, la Résistance dans le camp – et la nécessité de vivre pour témoigner, vivre pour témoigner, toujours la nécessité de la transmission. Pour elle, transmettre la connaissance, faire vivre les mémoires, commémorer le passé, servait à écrire l’avenir. Un avenir qui l’inquiétait.
Notre film a obtenu un succès bien mérité auprès de publics très divers, mais ce qui réjouissait Paulette, c’étaient les questions des lycéens sur l’engagement, sur le sens de l’engagement à notre époque. Ces réactions lui donnaient confiance en la jeunesse.
Travailler avec elle, militer avec elle nous a tous fait progresser humainement, intellectuellement et sur le plan politique. Intelligence, sensibilité, tendresse pour ses amis, sens du collectif, telle était Paulette. Et le rire, celui de sa jeunesse, même à Auschwitz, ce rire qu’elle nous a transmis et que nous entendons encore.
La légion d’honneur de Robert Endewelt.
Notre association a mené un très long combat, plus de deux ans, avec Julien Lauprêtre, pour l’attribution de la Légion d’Honneur à Robert. Cette Légion d’Honneur, Robert tenait absolument à ce que sa grande amie Paulette Sarcey la lui épingle. « Je tenais à ce que ce soit elle – que ce soit elle qui me remette cet insigne. Je la considère en effet comme une des grandes figures de notre mouvement de Résistance et une solide amitié nous lie par ce passé commun ».
Paulette, ne pouvant se déplacer, la cérémonie a eu lieu chez elle en présence de quelques-uns d’entre nous. Ce moment, ô combien émouvant, a été filmé, et le jour de la fête, en l’honneur de Robert, nous l’avons projeté au 1
Quelques moments plus intimes.
Nous ne pouvons taire les nombreuses séances de ragots au cours desquelles nous avons tant ri. Chez Paulette ou le soir au téléphone, la séance commençait par  » allez, maintenant, on ragote ». Et tout y passait, quelquefois, à la limite de la décence mais jamais méchant, toujours si drôle et ça faisait tant de bien.
Nous nous rappelons aussi les quelques jours qu’elle avait passés un été dans une institution du XVI ème arrondissement. Michou et Claude, vous n’aviez pas voulu la laisser seule à Paris. « Ces bonnes femmes  » nous a-t-elle dit ne lisaient que le Figaro, je ne pouvais parler avec personne de l’Huma et, surtout, c’était impossible de rire avec elles. Alors, je suis rentrée chez moi ». Les descriptions hilarantes de son séjour nous amusent encore.
Nous trahirions notre grande amie si, avant de nous séparer, nous n’ évoquions pas ses grands amours, Robert et Max.
Robert, son petit frère, son Robigniou qu’elle avait caché durant l’Occupation dans la Sarthe, avec Lili, la petite soeur d’Henri Krasucki. Robert qui ressemblait tant physiquement à leur père. C’est flagrant sur les photos et elle en était heureuse. Robert qui a beaucoup aidé nos associations.
Et Max, je cite Paulette :  » Max, le frère, l’ami, le mari, l’amant, le père, le grand-père si merveilleux… ». Et nous ajoutons aussi : un très grand résistant.
Pour conclure cette brève évocation, nous désirons vous citer trois extraits des très nombreux témoignages que nous avons reçus lorsque nous avons annoncé la mort de Paulette.  » Malgré les années, elle continuait à être à mes yeux, à sa manière unique, la même jeune résistante de ce groupe des  » jeunes Juifs de la MOI » que nous admirons tous ».
 » Je suis très, très touchée par sa disparition. C’était… un Mensh, pas seulement debout mais droite ».
 » Nous l’admirions pour ce qu’elle avait fait. Nous l’aimions pour ce qu’elle était ».

 

Dévoilement le 4 octobre 2021 d’une plaque en mémoire de Cécile et Marcel CERF

Dévoilement le 4 octobre 2021 d’une plaque en mémoire de Cécile et Marcel CERF

La mairie de Paris a rendu hommage à Marcel Cerf et à Cécile Cerf par la pose d’une plaque mémorielle lundi 4 octobre 2021 Laurence Patrice, en charge de la Mémoire et du Monde combattant à la Mairie de Paris et
Carine Petit, maire du XIVème arrondissement, ont évoqué Marcel Cerf et Cécile Cerf.

Dans l’assistance, très nombreuse et attentive, étaient présents Claudie Bassi-Lederman, présidente de MRJ-M.O.I., Raymonde-Tauba Staroswiecki et Raymonde Baron pour PNM et l’UJRE, Sylvie Zaidman présidente du Musée de la Libération, Roger Martelli, président de
l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris-1871, la représentante de la BHVP et plusieurs responsables d’associations de Résistance.

photos Ernest Tosetti

Cécile Cerf naît le 12 janvier 1916 à Vilna, devenue Wilno puis Vilnius, capitale de la Lituanie. Elle est la fille aînée de Moshe Shalit, Président de l’association des écrivains et journalistes de langue yiddish et co-fondateur du YIVO.

Cécile se rend à Paris en 1932 pour y poursuivre des études. Elle épouse Marcel Cerf en 1934. Elle restera en France.  En Lituanie, toute sa famille sera exterminée par les nazis.

Cécile Cerf va très tôt s’engager dans la Résistance. Cadre FTP-M.O.I., elle est traquée par les Brigades Spéciales. Ente autres actions, elle participe au  transport d’armes, dirige une imprimerie clandestine, organise  la Résistance parmi les femmes, toutes immigrations confondues, et supervise les maquis des Milices patriotiques.

La guerre terminée, elle co-fonde la Commission Centrale de l’Enfance (CCE) et  occupe le poste de secrétaire de rédaction du quotidien yiddish Naïe Presse puis, pour la Presse Nouvelle Hebdomadaire  (PNH),  elle traduit en français  les oeuvres  de grands auteurs de langue yiddish. Lors du centenaire de la naissance de Sholem Aleichem,  elle organise  des soirées  d’hommage  à l’UNESCO et à la Sorbonne. Elle est l’une des animatrices du centre culturel  de l’UJRE  et  elle  prend la direction de  la librairie du Renouveau.

Elle meurt prématurément  à Paris le 29 décembre 1973.

Marcel Cerf,  né le 4 octobre 1911 à Versailles ; photographe social lié au magazine Regards, il  se consacre, après 5 ans de captivité en Allemagne, à l’histoire de la Commune de Paris-1871 dont il devient un  spécialiste. L’un de ses ouvrages les  plus connus est consacré au personnage extravagant de  Maxime Lisbonne, communard juif, Commandant  valeureux sur les barricades  et  saltimbanque sulfureux.

Dès la  création de la PNH,  la responsabilité d’une chronique permanente est confiée à Marcel Cerf. La page « Histoire » constitue alors une référence  pour les lecteurs et au –delà même de l’hebdomadaire. Il rédige de très nombreux articles pour la revue  La Commune.

De nombreuses expositions sont consacrées, en France et en Europe, aux photos de Marcel Cerf.

Marcel Cerf a été vice-président de l’association des « Amies et Amis de la Commune de Paris » jusqu’à sa mort, le 1er janvier 2010.