Hommage à Paulette Sarcey le 3 Novembre 2021

Dévoilement  d’une plaque en l’honneur de  Paulette Sarcey

La cérémonie s’est déroulée à 10H45 dans la salle des mariages de la mairie du 20ème arrondissement de Paris. Le dévoilement d’une plaque s’est fait en présence d’une assistance nombreuse, en présence de Madame Laurence Patrice, adjointe à la  Maire de Paris , chargée de la mémoire et du monde combattant, de Monsieur Eric Pliez, maire du 20 ème arrondissement de Paris, et  de la famille de Paulette Sarcey. Cette plaque sera posée au 165 rue Pelleport .

Claudie Bassi-Lederman, au nom de MRJ-MOI  et de l’UJRE a rappellé l’attachement et  le respect  que nous portions à Paulette Sarcey,  tout ce qu’elle nous à apporté, sa force , son énergie qui restent un  modèle pour tous.

Pour MRJ-MOI  et UJRE  , allocution de Claudie-Bassi-Lederman

Madame Laurence Patrice, adjointe à la Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant,Monsieur Eric Pliez, maire du 20 ème arrondissement de Paris,
Mesdames et Messieurs les élus,
Chers amis,
Chers Michou et Claude,Chers petits enfants et arrière-petits enfants que Paulette aimait tant et dont elle était si fière. Nous vous avons vu naître pour certains et nous vous avons tous suivis au cours des années, sur les photos qu’elle était si heureuse de nous montrer.

J’interviens ce matin pour parler de la grande dame qui nous aimait, que nous aimions, que nous aimons et avec qui nous avons tellement ri et tant appris.

J’interviens au nom de l’UJRE et de MRJ-MOI, ces organisations auxquelles Paulette était viscéralement attachée. L’UJRE qui a uni, durant l’Occupation, toutes les organisations résistantes de la section juive de la MOI parmi lesquelles l’Union des Jeunes Communistes Juifs dont Paulette a fait partie avec ses amis dès 1940 et MRJ-MOI, créée en 2005 pour faire connaître, avec son musée virtuel, une histoire occultée, celle de la participation des juifs immigrés à la Libération de la France, celle de l’engagement communiste dont la spécificité juive est restée longtemps ignorée.
Paulette fut une des premières à parrainer notre association et elle attendait avec une très grande impatience la mise en ligne de notre musée.
Nous savons tous quelle héroïque résistante elle a été mais, ne pouvant parler d’elle aussi longtemps que nous l’aurions désiré, nous nous sommes limités à quelques moments partagés avec elle, souvenirs précieux pour nous.
Paulette et le 14 rue de Paradis, « le 14 », comme nous l’appelons. En ce lieu symbolique de son histoire, Paulette, membre des bureaux de l’UJRE et de MRJ-MOI arrivait toujours aux réunions pleine d’énergie, souriante et très élégante. Elle a toujours été très élégante et vers la fin de sa vie, alors qu’elle ne sortait plus de chez elle, elle soignait sa mise, même en robe de chambre, et faisait venir le coiffeur à son domicile.
En attendant le début des réunions, Paulette parlait avec chacun mais s’impatientait : tant de « tâches essentielles » nous attendaient. Il n’y a pas si longtemps, elle présidait une AG de l’UJRE avec sérieux et fermeté mais toujours avec humour, sachant souvent aplanir les conflits, ne taisant jamais les divergences, les heurts, ne cédant jamais sur ses valeurs et convictions.
Quand elle ne se déplaça plus, nous nous sommes réunis chez elle où Victoria, la « commandante » comme elle l’appelait, sa nounou- dame de compagnie moldave, nous préparait systématiquement d’énormes piles de crêpes. Depuis le départ de Paulette, le 14 n’est plus le même pour nombre d’entre nous
Paulette et la préparation du diaporama du 70 ème anniversaire de l’UJRE en 2013.
Paulette se déplaçait à l’époque sans problème mais il nous était plus facile – nous étions nombreux – de travailler plusieurs fois par semaine, des semaines durant sur la grande table de sa cuisine où nous étalions des centaines de photos que Paulette commentait sans hésitation – beaucoup d’entre elles lui appartenaient. Aujourd’hui, il nous revient en mémoire, parmi beaucoup d’autres, témoignages d’une vie : Paulette, à 7 ans, en maillot de bain, à l’île de Ré, dans une colonie du Secours Rouge. Paulette, à 13 ans, à Berck-Plage, avec Roger Trugnan et Germaine, la petite soeur de ce dernier. Paulette, à son arrivée à Auschwitz ( carte d’immatriculation).
Elle nous a longuement raconté la Résistance dans le camp d’extermination. Paulette, à la Libération, dans le film de l’UJRE : « Nous continuons ». Ou encore, Paulette, « travailleuse sociale à la CCE, la Commission Centrale de l’Enfance, pour « faire rire » les enfants de déportés et fusillés.
Toute l’histoire des nôtres, les juifs communistes immigrés, a défilé dans cette cuisine si chaleureuse.
Le tournage de notre film  » Nous étions des combattants « .
Les souvenirs de Paulette étaient d’une grande précision, elle avait une excellente mémoire. Et ceux qui l’ont vue dans « Cité de la Muette », le premier film sur le camp Drancy, ( souvent présenté par Tanguy Peron), et tourné par Jean-Patrick Lebel en 1986 et dans notre film réalisé 30 ans après par Pierre Chassagnieux et Pauline Richard ne peuvent aucunement dater les témoignages de Paulette ni penser que tant d’années séparent ces récits.
Nous avons passé de longs moments avec Paulette, l’interviewant, l’écoutant. Elle nous faisait si bien vivre, toujours avec sobriété et modestie, les combats clandestins, la déportation, les tragédies quotidiennes, la Résistance dans le camp – et la nécessité de vivre pour témoigner, vivre pour témoigner, toujours la nécessité de la transmission. Pour elle, transmettre la connaissance, faire vivre les mémoires, commémorer le passé, servait à écrire l’avenir. Un avenir qui l’inquiétait.
Notre film a obtenu un succès bien mérité auprès de publics très divers, mais ce qui réjouissait Paulette, c’étaient les questions des lycéens sur l’engagement, sur le sens de l’engagement à notre époque. Ces réactions lui donnaient confiance en la jeunesse.
Travailler avec elle, militer avec elle nous a tous fait progresser humainement, intellectuellement et sur le plan politique. Intelligence, sensibilité, tendresse pour ses amis, sens du collectif, telle était Paulette. Et le rire, celui de sa jeunesse, même à Auschwitz, ce rire qu’elle nous a transmis et que nous entendons encore.
La légion d’honneur de Robert Endewelt.
Notre association a mené un très long combat, plus de deux ans, avec Julien Lauprêtre, pour l’attribution de la Légion d’Honneur à Robert. Cette Légion d’Honneur, Robert tenait absolument à ce que sa grande amie Paulette Sarcey la lui épingle. « Je tenais à ce que ce soit elle – que ce soit elle qui me remette cet insigne. Je la considère en effet comme une des grandes figures de notre mouvement de Résistance et une solide amitié nous lie par ce passé commun ».
Paulette, ne pouvant se déplacer, la cérémonie a eu lieu chez elle en présence de quelques-uns d’entre nous. Ce moment, ô combien émouvant, a été filmé, et le jour de la fête, en l’honneur de Robert, nous l’avons projeté au 1
Quelques moments plus intimes.
Nous ne pouvons taire les nombreuses séances de ragots au cours desquelles nous avons tant ri. Chez Paulette ou le soir au téléphone, la séance commençait par  » allez, maintenant, on ragote ». Et tout y passait, quelquefois, à la limite de la décence mais jamais méchant, toujours si drôle et ça faisait tant de bien.
Nous nous rappelons aussi les quelques jours qu’elle avait passés un été dans une institution du XVI ème arrondissement. Michou et Claude, vous n’aviez pas voulu la laisser seule à Paris. « Ces bonnes femmes  » nous a-t-elle dit ne lisaient que le Figaro, je ne pouvais parler avec personne de l’Huma et, surtout, c’était impossible de rire avec elles. Alors, je suis rentrée chez moi ». Les descriptions hilarantes de son séjour nous amusent encore.
Nous trahirions notre grande amie si, avant de nous séparer, nous n’ évoquions pas ses grands amours, Robert et Max.
Robert, son petit frère, son Robigniou qu’elle avait caché durant l’Occupation dans la Sarthe, avec Lili, la petite soeur d’Henri Krasucki. Robert qui ressemblait tant physiquement à leur père. C’est flagrant sur les photos et elle en était heureuse. Robert qui a beaucoup aidé nos associations.
Et Max, je cite Paulette :  » Max, le frère, l’ami, le mari, l’amant, le père, le grand-père si merveilleux… ». Et nous ajoutons aussi : un très grand résistant.
Pour conclure cette brève évocation, nous désirons vous citer trois extraits des très nombreux témoignages que nous avons reçus lorsque nous avons annoncé la mort de Paulette.  » Malgré les années, elle continuait à être à mes yeux, à sa manière unique, la même jeune résistante de ce groupe des  » jeunes Juifs de la MOI » que nous admirons tous ».
 » Je suis très, très touchée par sa disparition. C’était… un Mensh, pas seulement debout mais droite ».
 » Nous l’admirions pour ce qu’elle avait fait. Nous l’aimions pour ce qu’elle était ».

 

Dévoilement le 4 octobre 2021 d’une plaque en mémoire de Cécile et Marcel CERF

Dévoilement le 4 octobre 2021 d’une plaque en mémoire de Cécile et Marcel CERF

La mairie de Paris a rendu hommage à Marcel Cerf et à Cécile Cerf par la pose d’une plaque mémorielle lundi 4 octobre 2021 Laurence Patrice, en charge de la Mémoire et du Monde combattant à la Mairie de Paris et
Carine Petit, maire du XIVème arrondissement, ont évoqué Marcel Cerf et Cécile Cerf.

Dans l’assistance, très nombreuse et attentive, étaient présents Claudie Bassi-Lederman, présidente de MRJ-M.O.I., Raymonde-Tauba Staroswiecki et Raymonde Baron pour PNM et l’UJRE, Sylvie Zaidman présidente du Musée de la Libération, Roger Martelli, président de
l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris-1871, la représentante de la BHVP et plusieurs responsables d’associations de Résistance.

photos Ernest Tosetti

Cécile Cerf naît le 12 janvier 1916 à Vilna, devenue Wilno puis Vilnius, capitale de la Lituanie. Elle est la fille aînée de Moshe Shalit, Président de l’association des écrivains et journalistes de langue yiddish et co-fondateur du YIVO.

Cécile se rend à Paris en 1932 pour y poursuivre des études. Elle épouse Marcel Cerf en 1934. Elle restera en France.  En Lituanie, toute sa famille sera exterminée par les nazis.

Cécile Cerf va très tôt s’engager dans la Résistance. Cadre FTP-M.O.I., elle est traquée par les Brigades Spéciales. Ente autres actions, elle participe au  transport d’armes, dirige une imprimerie clandestine, organise  la Résistance parmi les femmes, toutes immigrations confondues, et supervise les maquis des Milices patriotiques.

La guerre terminée, elle co-fonde la Commission Centrale de l’Enfance (CCE) et  occupe le poste de secrétaire de rédaction du quotidien yiddish Naïe Presse puis, pour la Presse Nouvelle Hebdomadaire  (PNH),  elle traduit en français  les oeuvres  de grands auteurs de langue yiddish. Lors du centenaire de la naissance de Sholem Aleichem,  elle organise  des soirées  d’hommage  à l’UNESCO et à la Sorbonne. Elle est l’une des animatrices du centre culturel  de l’UJRE  et  elle  prend la direction de  la librairie du Renouveau.

Elle meurt prématurément  à Paris le 29 décembre 1973.

Marcel Cerf,  né le 4 octobre 1911 à Versailles ; photographe social lié au magazine Regards, il  se consacre, après 5 ans de captivité en Allemagne, à l’histoire de la Commune de Paris-1871 dont il devient un  spécialiste. L’un de ses ouvrages les  plus connus est consacré au personnage extravagant de  Maxime Lisbonne, communard juif, Commandant  valeureux sur les barricades  et  saltimbanque sulfureux.

Dès la  création de la PNH,  la responsabilité d’une chronique permanente est confiée à Marcel Cerf. La page « Histoire » constitue alors une référence  pour les lecteurs et au –delà même de l’hebdomadaire. Il rédige de très nombreux articles pour la revue  La Commune.

De nombreuses expositions sont consacrées, en France et en Europe, aux photos de Marcel Cerf.

Marcel Cerf a été vice-président de l’association des « Amies et Amis de la Commune de Paris » jusqu’à sa mort, le 1er janvier 2010.

27 Mai 2021 – JOURNÉE NATIONALE DE LA RÉSISTANCE

27 Mai 2021 – JOURNÉE NATIONALE DE LA  RÉSISTANCE

Notre association MRJ-MOI était  présente  en différents moments de cette journée d’hommage du 27  mai 2021.

Hommage rue du Four

Cérémonie à l’appel de  92 organisations portant  la mémoire de  la Résistance

Photos R.Gauvrit

Hommage aux résistants juifs communistes  devant  la  plaque apposée sur  l’immeuble du 14 rue de  Paradis

Photo H.Blotnik

 

 

 

Hommage  à Robert Endewelt devant la plaque rue Botazaris, avec Monette sa compagne, l’UJRE et MRJ-MOI, l’ANACR et les Amis parisiens du MRN !

Photo R.Gauvrit

Disparition de Roland Wlos

Disparition de Roland  Wlos
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Roland Wlos en 1980

Notre grand ami Roland Wlos nous a quittés, nous sommes infiniment tristes.
Fils d’immigrés juifs polonais ,né à Paris en 1938,enfant caché à la campagne après la rafle du Vel’ d’Hiv, Roland adhère très jeune au Parti communiste. Conseiller de Paris dans le 11ème arrondissement ,puis Conseiller dans le 12ème de longues années durant, il s’est également beaucoup investi dans le Comité de défense des libertés et des droits de l’Homme en France et dans le monde.Ce combat lui tenait à coeur, il nous en parlait souvent. Membre du bureau de l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide(UJRE) et de notre association MRJ-MOI dont il avait été un des fondateurs ,passeur de la Mémoire il intervenait souvent sur l’antisémitisme ou le racisme, soulignant toujours le rôle des étrangers dans la Résistance.
Rédacteur en chef de la Presse nouvelle Magazine,journal de l’UJRE, il avait souvent des réunions de travail au 14 rue de Paradis,lieu emblématique pour tous les Juifs progressistes,nous l’y rencontrions souvent.
Son sourire malicieux,son humour permanent,ses blagues en yiddish qu’il était obligé de traduire à la plupart d’entre nous et sa profonde humanité manquent à tous ses amis.

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Disparition de Maurice Cling

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Maurice Cling vient de s’éteindre à l’Institution Nationale des Invalides, lundi 23 novembre 2020. Un grand intellectuel, ancien président de la FNDIRP, est mort. Fidèle membre de  notre association MRJ-MOI, soutien indéfectible à son projet de création du Musée Virtuel.

Adolescent, Maurice est arrêté à Paris, interné à Drancy puis déporté à Auschwitz avec toute  sa famille le 20 mai 1944 par le convoi n°74.Il fut le seul rescapé.Il devient après guerre élève de l’École Normale Supérieure, et ensuite professeur d’université. Il sera tout au long de sa vie un militant de la mémoire du génocide et de la déportation, et plus largement d’un engagement social et politique, de solidarité et de partage. Il fut membre de 1993 à 2018 du conseil d’administration de la Fondation pour  la Mémoire de la Déportation.

Un hommage officiel lui a été rendu à l’Hôtel des Invalides.

Discours  de  Serge Wolikow

Photos Cérémonie : Michaël Crotto

 

 

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Max Weinstein ( Président d’honneur de MRJ-MOI)

Max Weinstein ( Président d’honneur de MRJ-MOI)

 

Nous venons d’apprendre le décès, le 5 avril ,de Max Weinstein, président d’honneur de notre association. Nous sommes infiniment tristes. Durant l’Occupation, très jeune résistant, il a été l’un des responsables de l’UJJ (Union de la Jeunesse juive) dans la région lyonnaise.
En 2005 il a été à l’origine de la création de MRJ-MOI, et par la suite il a contribué à la mise en oeuvre de notre  projet de  musée virtuel consacré aux résistants juifs de la Main- d’oeuvre immigrée.

Nous lui rendrons hommage dès que  possible tant pour son engagement pendant  la guerre que celui qu’il a  poursuivit  au sein de MRJ-MOI

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Hommage aux Fusillés du 15 décembre 1941

Hommage aux Fusillés du 15 décembre 1941

Dimanche 15 décembre 2019, à 14h45

Hommage aux résistants juifs fusillés des groupes

de la Main d’Œuvre Immigrée – MOI

Monument de la MOI, Cimetière du Père Lachaise, entrée rue des Rondeaux, 75020 Paris

Métro Gambetta, bus 26, 69, 61, 64, 60, entrée possible en voiture

Programme en pièce jointe

Mémoire des Résistants Juifs de la M.O.I.

Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide


Samedi 14 décembre 2019, de 10h à 12h30 :

Cérémonies patriotiques, dans le 19ème arrondissement.

Rue des bois, et Mairie du 19ème, 6-7 place Armand Carrel, 75019, Paris.

Métro : Place des fêtes pour la rue des bois et Laumière pour la mairie. Bus 48 et 60

Hommage à Lucien Sampaix et Charles Michel 

Hommage aux fusilliés du 15 décembre 1941


Dimanche 15 décembre 2019, à 14h45

Hommage aux résistants juifs fusillés des groupes

de la Main d’Œuvre Immigrée – MOI

Monument de la MOI, Cimetière du Père Lachaise, entrée rue des Rondeaux, 75020 Paris

Métro Gambetta, bus 26, 69, 61, 64, 60, entrée possible en voiture

Renseignements pratiques 19_11_22 hommage aux fusillés du 15_12_1941, Père Lachaise



Actualité du Musée Virtuel

Musée virtuel

Présentation le 17 octobre 2019

à la mairie du 10e arr. 

Aujourd’hui encore, il n’existe en France aucun musée dédié aux combats des Juifs immigrés d’Europe centrale sous l’occupation nazie. Rappelons que l’objectif de MRJ M.O.I, dans son documentaire comme dans le musée virtuel, est de mettre en lumière le rôle très important que les résistants de la section juive de M.O.I ont joué, très vite, très tôt, dans la lutte, tant civile qu’armée pour la libération de la France.

Depuis la fin de la guerre cette résistance a été occultée : l’image d’une France victorieuse et militaire a été mise en place pour exalter un récit national alors que ces résistant se sont engagés souvent jusqu’au sacrifice de leur vie. Nous voulons, au fil des quinze salles du musée, leur rendre hommage.

Nous voulons faire que cet engagement ne sombre pas dans l’oubli. Nous voulons transmettre aux jeunes générations qui n’ont pas connu cette période, le sens des combats pour la Liberté menés par leurs aînés. Nous voulons les faire réfléchir aux valeurs de tolérance et de fraternité dans un monde où la haine de l’autre, l’antisémitisme et le racisme sont le quotidien. Nous ne voulons pas de la barbarie, nous ne voulons pas que l’Histoire se répète.

Notre musée est constitué de 15 salles : Chacune d’elles est introduite par une vidéo d’environ deux minutes, tournée par Pierre Chassagnieux, réalisateur de notre documentaire « Nous étions des combattants », dans des lieux emblématiques de notre histoire : Drancy, le Mont Valérien, le Mémorial de la Shoah, le Mémorial de la Déportation… Deux jeunes comédiennes Charlie Joirkin et Sonia Jacob nous invitent à pénétrer dans la salle composée d’une narration brève et simple et de notes explicatives. 

Une iconographie importante Elle est sourcée et légendée pour éclairer la narration même si la période de la clandestinité reste difficile à illustrer pour des raisons évidentes. Elle présentera nombre d’archives inédites. L’itinéraire est chronologique mais une approche thématique est construite en parallèle. Narrations, notes, iconographie sont soumises à la relecture d’un historien Alex Gromb. Le travail sur les salles à venir est d’ores et déjà bien avancé. Il n’en demeure pas moins que tous les documents personnels et familiaux, en votre possession, ont leur place dans ce musée. Bien évidemment les originaux scannés par nos soins vous seront restitués. L’équipe de suivi pour le musée travaille avec Gaëlle et Benjamin Géronimi de Motionorama et Fanny Vionnet de DP News, concepteurs et designers informatique qui ont présenté le projet. 

Pour atteindre notre but Nous avons à coeur de mener rapidement à terme ce travail. Mais nous avons besoin de bénévoles et de soutiens financiers pour faire que notre histoire ne sombre pas dans l’oubli et que notre oeuvre de transmission permette aux jeunes d’agir pour la tolérance et la fraternité.

La structure du musée virtuel
Quelques captures d’écran pour vous présenter l’architecture du musée. Il sera possible d’opter soit pour un cheminement chronologique, des années 30 à 1945, soit d’aller directement à une période choisie. Les 15 salles construites sur le même modèle, sont introduites par une courte vidéo, et permettent un accès aux différentes rubriques : une narration enriche de notes, documents visuels et audio, biographies, facilement accessibles. Un outil « recherche » permet d’aller directement sur une information ciblée. Le musée sera ensuite enrichi par des expositions thématiques.

 

PRÉSENTATION de la structure  du Musée ( .mov)

MUSEE 17 OCT2019